Hier soir, Lance m'invita à le rejoindre pour assister à un concert d'un certain Bernard Persia. Soit. Me voilà donc parti et, en arrivant sur l'esplanade, je retrouvai Lance pour le début d'un concert... mémorable ! Dans un jeu de lumières et de fumigène dignes d'un concert de Johnny Halliday (...lol), vlà que notre petit Bernard entonne sa première chanson. Sur le répertoire, rien à dire : Lama, Ferrat, Trenet, Piaf, Gainsbourg, bref que du bon ! L'interprétation, par contre, fut d'une pauvreté et d'une banalité ennuyantes ; le public, un parterre de têtes grises (Lance se trouvait donc dans son élément), qu'il fut extrêmement difficile d'arracher de sa torpeur, manifestait mollement. Il y eut bien Lance qui, soudain pris d'une ferveur exaltée, lâcha un "Je t'aime, Bernaaaaard !!", voulant même jusqu'à lui envoyer son string (je le retins avec force...

), mais à part ça, ce brave Bernard a dû avoir l'impression de jouer dans une maison de retraite. Emaillant son spectacle de quelques histoires drôles aussi éculées que celle du fou qui repeint son plafond, il me fit aussitôt penser à un sketch d'Elie Semoun : "Le comique"
(ça, c'est un peu méchant, je l'avoue... Je devrai me confesser au Frère Lance qui ne rêve que de me donner l'absolution en des termes totalement contraires aux pratiques monastiques)
Au bout d'un quart d'heure, j'invitai Lance à aller prendre l'air, ce qu'il accepta sans peine, non sans avoir immortalisé l'évènement auparavant (cf
ici).
Nous finîmes la soirée chez moi, jouant au rami. Par respect pour mon cher Lance, j'en tairai le score pour ne point fâcher sa susceptibilité...
Allez admirer ce beau choupi dans l'album photo Martin...