Hier soir, petite promenade nocturne au bord de l'eau, en compagnie de mon cher Lance que j'ai sâoulé toute la soirée de mes envies stupides que mon état provoque (cf
Douce agonie...). Quelques heures plus tôt, un sms de Lance a empêché in extremis l'une de ces actions stupides : le doigt sur la touche d'appel de mon portable, le numéro de mon doux Séverin prêt à être composé... Toute la soirée, la tentation a été forte, presque insupportable. Et puis, ce matin, un déclic apparemment m'a fait franchir un pas. J'ai repensé à la rupture, son déroulement. Celle-ci a été à l'image de toutes les nuits passées avec lui : belle et émouvante. Le très long message que je lui ai envoyé un peu plus tard (je lui en avais demandé la permission avant de le quitter), sa réponse si bouleversante de splendeur et de délicatesse, tout ce qui fait de cette rupture un tableau si somptueux, je ne veux en aucun cas le gâcher par un acte indéniablement stupide et inutile. Cette rupture est sans doute la plus belle que j'aie vécu ; je veux qu'elle le reste à jamais. Je pense m'être définitivement guéri de l'envie de ces actes insensés. Je le pense.
Alors bien sûr, ce n'est pas encore la rémission, loin de là ; le chagrin est encore présent, plus que jamais, les pleurs ne se sont point taris, mais j'avance sur ce chemin de croix, chaque jour, pas à pas...